Le Dieu et la Déesse 2

Publié le par Luna


La Part Masculine

Dans la première partie, j'ai décris ma fascination pour la Déesse et les raisons de mon attachement. C'est elle qui m'a attirée, guidée vers la Wicca. D'ailleurs, lorsque j'étais encore catholique, j'ai toujours été fascinée par Marie. J'allais prier devant son autel après la messe et je chantais les Ave Maria et les Magnificats avec plus de ferveur que les alleluia.
Devenue Wicca cette fascination ne m'a pas quittée. J'ai cherché les multiples visages de la Déesse, je me sentais proche d'elle et je m'attachai surtout aux figures  mythologiques féminines qui la représentait le plus fidèlement à mes yeux. J'avais finalement quitté un Dieu unique pour une Déesse unique.
Puis, au fil de mes recherches, je me suis intéressé au Dieu, m'interrogeant sur son rôle et sur sa nature. J'avoue que mon époux n'y est pas étranger. J'ai la chance, pourvu qu'elle dure, de vivre en harmonie avec mon mari (ce qui n'empêche quelques prises de bec, je vous rassure.) Cet osmose m'a amenée à méditer sur la façon dont nous nous complétons, à cet équilibre qui s'accentue chaque jour. Chacun à son tour devient le pilier ou le soutien, le parent ou l'enfant, la raison ou la folie.
Au risque de le rendre atrocement prétentieux, je dois reconnaître que je découvre le Dieu à travers son visage. Il a encore certains traits du Dieu jeune d'Ostara et de Beltane mais il a aussi le corps du Dieu  de Lammas. A la fois Adonis et Odin. Tout naturellement je suis donc confrontée à des images du Dieu Cornu.
Toutefois, l'approche est moins évidente que pour la Déesse. Je le trouve plus mystérieux, plus difficile à cerner.
Comme je l'ai fait pour la Déesse, j'étudie, je trie, un à un les Dieux de la mythologie qui me semblent correspondre le mieux à la façon dont je perçois le Dieu. Mais je me rend compte que je ne me suis intéressé à la mythtologie qu'à travers les modèles féminins comme si je cherchais ailleurs ce dont ma première religion me privait.
Mes recherches furent difficiles car si vous cherchez des représentations ou des descriptions,  des Dieux mythologiques, l'histoire ou l'usage ne garde souvent que leur aspect le plus brutal ou le plus patriarchal. Odin devient une brute guerrière. Oublié le créateur des runes, le Dieu de la magie, le sage ne  reste que le guerrier.
Finalement, au fur et à mesure de mes recherches, j'ai trouvé des noms, des visages, des attributs qui me semblaient familiers.

Dionysos fut le premier à attirer mon attention; androgyne, ambigü, mystérieux, lié à l'ivresse et au plaisir; il me paraissait le plus proche de mon idée du Dieu.
Cernunnos, m'a plus beaucoup, probablement parce qu'il se promène toujours dans la forêt. Et puis Lugh, Odin, Heimdall, Apollon, Pan et d'autre. Mais finalement ce sont des figures de magiciens ou de héros qui m'ont frappé comme étant proche de ma idée du Dieu. Merlin d'abord, qui a toujours été une figure importante dans mon panthéon et bien sûr Gandalf.
Ainsi, j'ai découvert, même si cela doit sembler évident pour ceux qui pratique depuis plus longtemps que moi, que le Dieu aussi évidemment avait trois visages: la jeunesse, la maturité et la vieillesse. Comme pour la Déesse je continue mes recherches et je suis heureuse d'avoir retrouvé une certaine complicité avec le Dieu.  
Maintenant je trouve une certaine plénitude dans mes rituels et mes prières et vous verrez pourquoi dans le prochain article sur ce sujet.


La part féminine

Publié dans Pratiques et principes

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