Mardi 28 avril 2009
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Par Luna - Publié dans : Pratiques et principes
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Dimanche 30 décembre 2007
La Wicca repose sur la croyance selon laquelle tout être vivant animal, végétal ou minéral est relié à tous les autres. Pas seulement ceux qui l’entourent immédiatement mais tous les êtres vivants sur la planète. Rien de vraiment ésotérique. La terre étant un ensemble d’écosystèmes, chaque élément de ces écosystèmes agissant sur les autres.
Un produit chimique jeté en aval, empoisonne en amont, asphyxie la faune et l’absence de CO2 raréfie la flore et favorise l’apparition de nouvelles espèces envahissantes.
Aussi me paraît-il difficile d’adhérer aux croyances Wicca ou à la sorcellerie sans applique des règles écologiques simples : contrôler ses déchets, économiser l’eau et l’énergie.

De plus, pour les sorcières et les Wicca pratiquants, qui, lors de méditation ressentent cette proximité avec le reste monde, il semble évident que nos actions d’un côté du globe influencent d’autres vivants de l’autre côté.
Si l'on croit effectivement que l'on peut influencer le monde par sa volonté en utlisant des rituels et des incantations magiques, comment ne pas croire que chacun de nos gestes à une conséquence sur le monde qui nous entoure et à grande échelle, sur la planète. La musique que l'on écoute trop fort empêche le voisin de dormir,  l'agressivité dont on fait preuve dans le métro agit sur l'état d'esprit des gens qui sont présent, le sourire que l'on offre à la caissière embellit un peu sa journée et les exemple sont nombreux. 
Dans une société mondialisée comme la notre où les produits sont confectionnés ici, conditionnés là, transbahutés par camion, par bateau, par train et vendu un peu partout dans le monde le fait d'acheter ou non un produit à une incidencce sur la vie de personnes à l'autre bout du monde.
Une sorcière doit savoir ce que contiennent les raviolis qu’elle mange, le shampooing qu’elle met dans ses cheveux et qui s’écoulent dans les canalisations ; dans quelles conditions a été fabriqué le manteau qu’elle porte.
Évidemment, cela revient souvent à devenir un peu paranoïaque. Seulement, lorsque l’on découvre que son shampooing contient du pétrole et des adjuvants chimiques parfois toxiques ou que son steak contient des antibiotiques, que ses baskets sont fabriquées par des enfants réduits à l’esclavage n’a-t-on pas raison de vouloir vérifier la provenance et le conditionnement de tout ce que l’on consomme?
Le but consiste à ne plus rendre lucratif des méthodes peu éthiques. Si personne n’achetait de cosmétiques testés sur animaux au profit de produits respectueux du bien-être animal, quelle compagnie, même richissime aurait encore intérêt à nous faire croire que nous valons bien quelques souffrances animales?
Par luna - Publié dans : Pratiques et principes
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Vendredi 3 août 2007

La Part Masculine

Dans la première partie, j'ai décris ma fascination pour la Déesse et les raisons de mon attachement. C'est elle qui m'a attirée, guidée vers la Wicca. D'ailleurs, lorsque j'étais encore catholique, j'ai toujours été fascinée par Marie. J'allais prier devant son autel après la messe et je chantais les Ave Maria et les Magnificats avec plus de ferveur que les alleluia.
Devenue Wicca cette fascination ne m'a pas quittée. J'ai cherché les multiples visages de la Déesse, je me sentais proche d'elle et je m'attachai surtout aux figures  mythologiques féminines qui la représentait le plus fidèlement à mes yeux. J'avais finalement quitté un Dieu unique pour une Déesse unique.
Puis, au fil de mes recherches, je me suis intéressé au Dieu, m'interrogeant sur son rôle et sur sa nature. J'avoue que mon époux n'y est pas étranger. J'ai la chance, pourvu qu'elle dure, de vivre en harmonie avec mon mari (ce qui n'empêche quelques prises de bec, je vous rassure.) Cet osmose m'a amenée à méditer sur la façon dont nous nous complétons, à cet équilibre qui s'accentue chaque jour. Chacun à son tour devient le pilier ou le soutien, le parent ou l'enfant, la raison ou la folie.
Au risque de le rendre atrocement prétentieux, je dois reconnaître que je découvre le Dieu à travers son visage. Il a encore certains traits du Dieu jeune d'Ostara et de Beltane mais il a aussi le corps du Dieu  de Lammas. A la fois Adonis et Odin. Tout naturellement je suis donc confrontée à des images du Dieu Cornu.
Toutefois, l'approche est moins évidente que pour la Déesse. Je le trouve plus mystérieux, plus difficile à cerner.
Comme je l'ai fait pour la Déesse, j'étudie, je trie, un à un les Dieux de la mythologie qui me semblent correspondre le mieux à la façon dont je perçois le Dieu. Mais je me rend compte que je ne me suis intéressé à la mythtologie qu'à travers les modèles féminins comme si je cherchais ailleurs ce dont ma première religion me privait.
Mes recherches furent difficiles car si vous cherchez des représentations ou des descriptions,  des Dieux mythologiques, l'histoire ou l'usage ne garde souvent que leur aspect le plus brutal ou le plus patriarchal. Odin devient une brute guerrière. Oublié le créateur des runes, le Dieu de la magie, le sage ne  reste que le guerrier.
Finalement, au fur et à mesure de mes recherches, j'ai trouvé des noms, des visages, des attributs qui me semblaient familiers.

Dionysos fut le premier à attirer mon attention; androgyne, ambigü, mystérieux, lié à l'ivresse et au plaisir; il me paraissait le plus proche de mon idée du Dieu.
Cernunnos, m'a plus beaucoup, probablement parce qu'il se promène toujours dans la forêt. Et puis Lugh, Odin, Heimdall, Apollon, Pan et d'autre. Mais finalement ce sont des figures de magiciens ou de héros qui m'ont frappé comme étant proche de ma idée du Dieu. Merlin d'abord, qui a toujours été une figure importante dans mon panthéon et bien sûr Gandalf.
Ainsi, j'ai découvert, même si cela doit sembler évident pour ceux qui pratique depuis plus longtemps que moi, que le Dieu aussi évidemment avait trois visages: la jeunesse, la maturité et la vieillesse. Comme pour la Déesse je continue mes recherches et je suis heureuse d'avoir retrouvé une certaine complicité avec le Dieu.  
Maintenant je trouve une certaine plénitude dans mes rituels et mes prières et vous verrez pourquoi dans le prochain article sur ce sujet.


La part féminine
Par Luna - Publié dans : Pratiques et principes
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Samedi 10 mars 2007
La Part Féminine
J'ai sans aucun doute été attirée vers la religion wicca, car la Déesse a toujours exercée une grande fascination sur moi, même à mon insu.
J'ai été élevée dans une religion où l'on adorait un Père, un Fils et un St Esprit. La seule femme vénérée dans cette reigion est une mère et c'est la seule raison de cette vénération et c'est le seul rôle qu'on veuille bien lui accorder. Oui, mais quelle gloire me direz-vous, que celle d'enfanter, de porter en soi la vie. Et quand il s'agit d'une vie divine!!
Frigg Spinning  Charles Dollman

Mais avant d'être mère, elle a été une jeune fille inocente que ces rêves portent; cette enfant espiègle et maladroite qui s'achemine doucement vers l'âge adulte.
Où est l'amante, l'épouse aux bras charnels, à la cuisse ronde et aux hanches généreuses. Où donc est son parfum luxuriant de rose, et de jasmin, la lourdeur de son sein? Ses éclats de rire, de colère? Où est la vieille, la sage qui enseigne, qui veille et qui transmet? Où est son front ridé, sa chevelure de neige? Où sont ses yeux perçants qui reconnaissent tout?
En grandissant, je me suis vite sentie à l'étroit dans ce modèle unique. Je me suis accrochée avec plus d'un prêtre sur la prêtrise des femmes sans qu'aucun m'apporte de réponse qui ne relevait d'une misogynie  toute réactionnaire  et dont les relents de vieille habitude remisée ne m'ont jamais convancus.
Lentement, je me suis dévêtue des oripeaux dont ont m'avait affublé mais qui n'étaient manifestement pas à ma taille. Jamais je n'ai pu concilier ma croyance fondamentale dans liberté de choix, mon amour de l'indépendance et ma haine de toute domination avec mon appartenance avec l'Eglise Catholique.
Je me suis démenée dans ce vêtement trop court et mal coupé pour finalement renoncer à le porter.
Le premier glissement s'opéra au sein de ma première religion puisque très vite je me recueillais
plus volontiers devant les autels de la vierge .
                      Sharing the gift  Charles Frizell                           
Dans le même temps je me suis rapproché d'autres traditions, dont la Wicca: un groupe qui vénérait une Déesse!
Quelle joie de pouvoir dire Mère! Elle! Elle a fait pour nous des merveilles et Elle en fait chaque jour.  J'étais fasciné de découvrir "l'iconographie" wiccan : tous ces visages et ces corps féminins qui ne cherchaient pas à se dissimuler. Et si la figure de la mère est importante, les autres aspects sont bien présents eux-aussi: les visages enfantins de la Déesse au printemps, les visages parcheminés de la vieille femme de l'hiver emmitouflée dans ses grands manteaux gris, les aphrodites langoureuses, les Artémis et Mielikki sauvages, les Athéna et Ishtar guerrières,  les Persephones mélancoliques, Les Cérès et  Hécate mystérieuses et sulfureuses.
J'étais tellement subjuguée que les premières années je n'ai vénéré qu'elle. Je m'enivrais de la Déesse et de  cette nouvelle liberté d'être une autre femme qu'une vierge mère.
Et puis ma réflexion avançant, je me rendais compte quelque chose manquait. Mon expérience d'épouse et l'équilibre de mon couple  me ramenèrent lentement vers l'aspect masculin des choses, mais il avait changé.
Loin du patriarche barbu  et distant que j'avais quitté, je trouvai  Dionysos, Cernunnos, Adonis, Enkidou.
 

Par Luna - Publié dans : Pratiques et principes
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Mardi 5 décembre 2006
Wicca et végétarisme ne sont pas forcément indissociables, les pratiquant de la Wicca peuvent très bien consommer de la viande  puisque très logiquement elle fait partie de l’abondance accordée par la Mère.
Dans les traditions païennes de beaucoup de peuples, le gibier comme les fruits et les légumes constituait un présent supplémentaire offert par la divinité pour la survie du groupe. Ainsi des rituels propitiatoires et des offrandes en remerciement à la divinité étaient communs à l’agriculture et à la chasse.

Aujourd’hui toutefois, rares sont nos contemporains qui chassent ou tuent eux-mêmes les animaux dont ils consomment la viande et les jardiniers autonomes quant à leur consommation de légumes.

Or, il existe une grande différence entre les sociétés d’éleveurs / agriculteurs et les sociétés de chasseurs. Alors que la survie de ces derniers dépend de leur habilité à capturer du gibier et à trouver leur subsistance végétale dans leur connaissance des plantes, les premier ont en quelque sorte pris une assurance sur la nature en domestiquant plantes et bêtes : l’élevage permet ainsi outre la production de viande, également celle d’œufs et de produits laitiers
Cette exploitation des animaux est tout simplement rejeté par les végétaliens qui refusent de consommer les produits issus de la contrainte imposée à certaines espèces animales (miel y compris.) Ce point de vue, il me semble, n’est pas incompatible avec la Wicca ou certaines autres croyances païennes qui considèrent les animaux comme des créatures de la divinité, semblable à eux-mêmes et qu’il est impensable de les priver de leur liberté sous prétexte de les consommer plus à son aise.

Pour les végétariens la consommation des œufs et des produits laitiers résulte en quelque sorte d’une collaboration qui permet aux animaux  d’assurer une subsistance grâce aux humains et vice-versa. Toutefois la consommation de la chair des animaux n’est pas concevable (poissons y compris) pour des raisons semblables à celles des végétaliens.
Toutes ces opinions sont compatibles avec la pratique de la Wicca.

Cependant, aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence, la production de viande est une calamité. D’abord l’élevage massif de bovins, par exemple, consomme énormément d’eau et représente une catastrophe écologique. D’autre part, dans des pays des pauvres, des industriels de l’agroalimentaire produisent de grandes quantités de viande bovine, spoliant des populations déjà agonisantes de leur ressources eau et en céréales, uniquement dans un but de profit à l’exportation. Enfin, les conditions de vie de ces pauvres bêtes avant abattage sont tout simplement révoltantes.

En tant que Wiccan, nous pensons que toute forme de vie est liée à toute les autres. Que chacune de nos actions a des conséquences sur un grand nombre d’autres êtres vivants. Pouvons-nous supporter d’être responsable de la famine dans des pays déjà décimés par le sida ? Pouvons-nous supporter d’être les raisons de la souffrances de milliers d’animaux ? Et de causer la raréfaction d’un élément aussi sacré pour les Wicca que l’eau ?  

Par Luna - Publié dans : Pratiques et principes
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